Projet de courts métrages :

Quatre Maquisards Cévénols – Pierre, Jacou, Fernand, Maurice


PIERRE BONNET :

Au printemps de 1944, la peur en­vahit Pierre Bonnet de Ganges: il pense que les Alle­mands vont venir le chercher, parce qu’il sait beaucoup de choses sur les résistants de sa ville. Il monte au Maquis, à l’Esperou. Pierre raconte la vie quotidienne chez les groupes de résistants dans la haute-mon­tagne, entre le menu exclusif de mouton et fromage, le nettoyage de fusil, l’attente et la peur pendant l’échange de coups de feu.


ANDRE « JACOU » BRESSON :

C’est en 1944 au stade de Sumène que Jacou apprend par ses amis, Maurice et Fer­nand que les occupants alle­mands déportent les jeunes français pour le travail obliga­toire en Allemagne. Il ne veut surtout pas y aller, en Alle­magne ! Il part au maquis dans la montagne, contre l’avis de sa famille ; Il devient saboteur. En août 1944 son groupe doit retarder les soldats allemands, qui se retirent. Il est foudroyé en jetant une grenade. Etait-il trop jeune et trop courageux ? Sa sœur, 95 ans, est encore amère en racontant son histoire. Les deux derniers combattants, résistants encore vivants du village, Maurice Yves Castanier et Fernand Rouyre, 91 et 92 ans, essaient de retrouver les circonstances de sa mort.


FERNAND ROUYRE :

Un soir en 1944 un gendarme de Sumène vient voir les frères Rouyre. Il leur annonce, qu’il a l’ordre de venir les chercher le lendemain pour les amener à Nîmes, à la prison de la Gestapo. Fernand et ses frères décident de rejoindre le Maquis dans la montagne dès la nuit tombée. Fernand, chasseur, sait manipuler des armes. Il sera beaucoup impliqué dans les batailles de Ganges et du Vigan. A la fin de la guerre il est chargé de garder des prisonniers allemands et s’occupe de la sécurité dans la région.

MAURICE YVES CASTANIER :

Maurice, fils d’un propriétaire d’usine, n’est pas d’accord avec l’occupation allemande, mais prendre des armes – ce n’est pas son truc non plus. Il prend contact avec le pasteur et résistant Olivès et travaille en retrait : créer des contacts clandestins, organiser des transports ou de la nourriture pour les maquisards : 5 mois de prison par la Gestapo est le prix à payer pour son activité de résistance.



Teaser (4 min.) Français :

https://vimeo.com/368266607